Collectif Mangrovité en association avec le Collectif de Pantin, Le Bureau des heures invisibles et le Edouard Glissant Art Fund.
Archive filmique de la rencontre qui a eu lieu le mercredi 23 avril 2025 à l’Amphithéâtre Descartes de la Sorbonne.
Le réalisateur du film Fanon, Jean-Claude Barny, ne s’est pas présenté à la rencontre qui a dû ainsi être largement improvisée.
En mémoire au Premier Congrès des écrivains et artistes noir-e-s qui s’est tenu à l’Amphithéâtre Descartes de la Sorbonne en 1956, et du congrès du FAGA (Front antillo-guyanais) qui a eu lieu les 22 et 23 avril 1961, le collectif Mangrovité y organisait la rencontre « Que peut l'art? Politique du regard, mémoire de la violence. ».
Cet événement a été conçu par le collectif Mangrovité dans le cadre du séminaire Interface de la Sorbonne, en l'honneur du centenaire de la naissance de Franz Fanon, en partenariat avec le Collectif de Pantin, Le Bureau des heures invisibles et le Edouard Glissant Art Fund.
Comment pouvons-nous problématiser la catégorie esthétique de « l’art noir » ? Que peuvent les récits qui soutiennent les narrations esthétiques entre un réel qui excède le discours et la co-construction de la réalité ?
Les objectifs de cette rencontre étaient de réfléchir aux enjeux esthétiques, politiques et psychiques de la question noire dans le domaine de l’art, lors d’une table ronde avec Chris Cyrille, Jean-Claude Barny, cinéaste, Sarah Matis Pasqualetti, doctorante en Esthétique, et deux membres du Collectif de Pantin exerçant la psychanalyse : Tristan Ajavon et Cassandre Surinon.
Les échanges, présentés et animés par Chris Cyrille (poète, critique d’art et conteur d’exposition indépendant), devaient notamment aborder les questions suivantes :
- La pratique artistique entre inconscient et réel historique
- Les conditions et structures socio-économiques de la production artistique
- Approches politiques de l’esthétique entre Fanon et Césaire
- La création fabulatrice de la réalité par le récit
- Beau et sublime entre réel et réalité